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La culture des samouraïs

C’est vers la fin du 12ème siècle, alors que les souverains d’occident s’embarquent pour la troisième croisade, que les historiens s’accordent généralement pour faire débuter l’ère des samouraïs au Japon. Puis les temps changèrent. Vint la période Edo durant laquelle les seigneurs Maeda, alliés des shoguns Tokugawa régnèrent sur la prospère province de Kaga. Le pays dût enfin s’ouvrir au monde durant les périodes de modernisation de Meiji et Taishô. La période Shôwa ammena son cortège de désastres au cours d’un second conflit mondial qui par bien des égards aura profondément défiguré le Japon. Mais aujourd’hui subsiste encore dans la préfecture d’Ishikawa, et notamment à Kanazawa, son chef-lieu, les traces d’une culture disparue, d’une « civilisation » au sens propre : celle de ceux que les japonais nomment « bushi » ou bien « samouraïs ».

nomura

Le parc du château, au centre de la ville, est encore là aujourd’hui pour symboliser l’héritage de la culture des samouraïs à Kanazawa. Vers la fin de la période des royaumes combattants, en 1546, le clan des seigneurs Maeda investit ce château, du haut duquel il imposera sa domination politique sur la province féodale de Kaga durant près de 300 années. Cette époque, appelée ère Edo dans le cadre de l’histoire nationale, est généralement considérée comme l’apogée de la caste des samouraïs. Il subsiste aujourd’hui à Kanazawa de nombreux sites nous renseignant sur leur vie quotidienne durant cet âge d’or.

kabutoL’un d’entre eux est le quartier de Nagamichi (Nagamachi bukeyashiki ato) qui regroupait autrefois les résidences des vassaux des seigneurs du clan de Kaga. Que l’on aille visiter la maison du clan Nomura (Nomurake), une famille de guerriers aisés alliés des Maeda, ou le Ashigaru shiryôkan, demeure modeste d’un « ashigaru », un samouraï fantassin de classe modeste, le quartier de Nagamachi vous replonge dans l’atmosphère de l’ère Edo et vous permet d’entrapercevoir des tranches de la vie quotidienne de bushi d’origines hiérarchiques hétéroclites. Pareillement le musée Honda (Honda zôhinkan) expose les armes et l’armure des seigneurs de la lignée, premiers vassaux des Maeda, ainsi que de nombreux textes et accessoires militaires de grand intérêt.  

ashigaruUn autre témoignage de l’importance de la culture des samouraïs à Kanazawa est le temple Myôryûji, plus connu ici comme le « temple des ninjas ». A la tête de l’un des clans les plus puissants du Japon, les seigneurs Maeda furent l’objet d’une surveillance constante de la part du bakufu, le pouvoir central. Pour faire face à l’éventualité d’un affrontement avec les armées du shogun, les seigneurs érigèrent un système de défense astucieux qui consista à concentrer à la périphérie du château, sur les hauteurs du plateau de l’actuelle localité de Teramachi, une grande quantité de temples, dont le Myôryûji est un des derniers à subsister de nos jours. Ce temple était en fait intégré à un dispositif de défense militaire face à l’agresseur, regorgeant de portes dérobées, d’escaliers secrets et de chausses trappes susceptibles d’aider le seigneurs Maeda à se cacher de ses ennemis. C’est en raison de son agencement complexe et de ses dispositifs de défense nombreux et inventifs que ce temple a gagné le surnom de « temple des ninjas »

 

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